Il n’y a de paysage que perçu.
Le paysage est toujours une expérience sensible. Il se voit, se conçoit, se rêve et se pense. Représenter un paysage n’est jamais innocent : les images sont une hésitation entre la tentative de représenter le monde tel qu’il est et la tentation de l’imaginer tel qu’il pourrait être.
Ph. Guisard
Une invitation à regarder la ville avec d’autres yeux.
La construction d’hyperpaysages (panoramiques) est susceptible de modifier durablement le regard sur le paysage :
Celle de prendre en compte l’entièreté de l’environnement, au sens de « tout ce qui nous entoure », d’avoir une saisie perceptive dans toutes les directions de l’espace, d’abord sur le terrain, puis virtuellement.
Cette « immersion corporelle » dans l’espace peut induire indirectement une manière de se situer dans le monde.
On est amené à s’interroger sur le lieu, à décrypter l’espace, à laisser courir son imagination et à se laisser capter par mille et une choses. Le paysage devient un interlocuteur qui a des choses à nous dire, dont nous interprétons les signes et à qui nous pouvons faire dire des choses.
Une suggestion à développer une « parole » personnelle.
Fabriquer un hyperpaysage, c’est créer un scénario de découverte à partir d’observations de terrain et de récoltes d’informations (images web, images rêvées, …) et imaginer la structure qui les reliera. Collages d’univers et de temps différents, passages du micro au macro, du réel au virtuel numérique.
L’image inventée amène les jeunes à se positionner par rapport à l’environnement (jugements de valeurs, désirs, projet d’avenir, émotions esthétiques, …) et à construire ensemble du sens, en tant qu’acteurs d’une société responsable de son cadre de vie.
