• XIIe; lat. murmur « grondement », onomat.; changt de sens en fr. à cause de la prononc. du u, d'ab. [u], puis [y]
1¨ Bruit sourd, léger et continu de voix humaines. Þ bourdonnement, chuchotement, susurrement. Rires et murmures d'élèves. Pas un murmure dans la salle. Þ marmonnement.
2¨ Commentaire fait à mi-voix par plusieurs personnes dans une circonstance particulière. Murmure d'approbation, de protestation. « Une valse dont les premières mesures furent accueillies par une espèce de murmure de gourmandise » (Green).
3¨ Absolt, Au plur. Plaintes sourdes ou commentaires désobligeants de plusieurs personnes. Þ grognement, plainte, protestation. Les murmures d'une foule indignée. « On est surpris des murmures qu'excita l'exécution de Montmorency » (Bainville). — (Au sing., en tournure négative) Accepter une chose sans murmure. Þ murmurer. Loc. Sans hésitation ni murmure : sans discussion.
II¨ Bruit continu, léger, doux et harmonieux. Le murmure des eaux, d'une fontaine. « Un peuplier, dont les feuilles agitées rendaient un perpétuel murmure » (France). Þ bruissement.
à Méd. Murmure respiratoire (ou vésiculaire) : bruit léger qu'on doit entendre à l'auscultation lorsque les poumons ne présentent pas de lésions.



