Murmure atelier Bernadette kluyskens

murmure [myYmyY] n. m.

• XIIe; lat. murmur « grondement », onomat.; changt de sens en fr. à cause de la prononc. du u, d'ab. [u], puis [y]


1¨ Bruit sourd, léger et continu de voix humaines. Þ bourdonnement, chuchotement, susurrement. Rires et murmures d'élèves. Pas un murmure dans la salle. Þ marmonnement.


2¨ Commentaire fait à mi-voix par plusieurs personnes dans une circonstance particulière. Murmure d'approbation, de protestation. « Une valse dont les premières mesures furent accueillies par une espèce de murmure de gourmandise » (Green).


3¨ Absolt, Au plur. Plaintes sourdes ou commentaires désobligeants de plusieurs personnes. Þ grognement, plainte, protestation. Les murmures d'une foule indignée. « On est surpris des murmures qu'excita l'exécution de Montmorency » (Bainville). — (Au sing., en tournure négative) Accepter une chose sans murmure. Þ murmurer. Loc. Sans hésitation ni murmure : sans discussion.


II¨ Bruit continu, léger, doux et harmonieux. Le murmure des eaux, d'une fontaine. « Un peuplier, dont les feuilles agitées rendaient un perpétuel murmure » (France). Þ bruissement.
à Méd. Murmure respiratoire (ou vésiculaire) : bruit léger qu'on doit entendre à l'auscultation lorsque les poumons ne présentent pas de lésions.







Vabres livre-portrait d'un village



Une part de la démarche prend corps dans la découverte des Cévennes et le souci de nous en approcher, de les mieux connaître, les arpenter mais aussi en partager le goût.  D’où le choix de Vabres pour entamer le recueil de témoignages.

Une autre part se précise au fil des chemins et des rencontres, avec lenteur, une certaine patience en fonction du rythme propre à chaque personne, ses peurs et de nombreuses questions. Il s’agit là de faciliter la relation, l’échange de points de vue, la connaissance de soi au sein d’un espace social plus ouvert que celui fréquenté professionnellement.

S’inscrit pour nous dans cette part, le plaisir de découvrir les êtres dans leur propre démarche, suivre un épanouissement, un questionnement, un regard sur la vie, peut-être d’y être interlocuteurs.

S’inscrit aussi l’intérêt de découvrir cette région de chemins en chemin mais aussi dans l’échange avec ceux qui l’habitent et savent encore dialoguer avec la terre, l’esprit qui l’habite.

La démarche se pose en actes de réalisation en réalisation, d’un chemin découvert à l’autre pour être à mieux d’entendre celle des autres dans leur différence.

Lorsque l’écrit fait mémoire de la parole dite, il peut en amplifier la valeur que parfois, la modestie de l’auteur ne reconnaît pas, il en précise le sens, le rend palpable.
Première concrétisation de ce qui peut devenir réalité d’une construction, d’un projet commun.

Bernadette Kluyskens   et Marie-Anne Aubert  (décédée en 2008)

Micro Macro


Il n’y a de paysage que perçu.
Le paysage est toujours une expérience sensible. Il se voit, se conçoit, se rêve et se pense. Représenter un paysage n’est jamais innocent : les images sont une hésitation entre la tentative de représenter le monde tel qu’il est et la tentation de l’imaginer tel qu’il pourrait être.
Ph. Guisard

Une invitation à regarder la ville avec d’autres yeux.
La construction d’hyperpaysages (panoramiques) est susceptible de modifier durablement le regard sur le paysage :
Celle de prendre en compte l’entièreté de l’environnement, au sens de « tout ce qui nous entoure », d’avoir une saisie perceptive dans toutes les directions de l’espace, d’abord sur le terrain, puis virtuellement.
Cette « immersion corporelle » dans l’espace peut induire indirectement une manière de se situer dans le monde.
On est amené à s’interroger sur le lieu, à décrypter l’espace, à laisser courir son imagination et à se laisser capter par mille et une choses. Le paysage devient un interlocuteur qui a des choses à nous dire, dont nous interprétons les signes et à qui nous pouvons faire dire des choses.
Une suggestion à développer une « parole » personnelle.
Fabriquer un hyperpaysage, c’est créer un scénario de découverte à partir d’observations de terrain et de récoltes d’informations (images web, images rêvées, …) et imaginer la structure qui les reliera. Collages d’univers et de temps différents, passages du micro au macro, du réel au virtuel numérique.
L’image inventée amène les jeunes à se positionner par rapport à l’environnement (jugements de valeurs, désirs, projet d’avenir, émotions esthétiques, …) et à construire ensemble du sens, en tant qu’acteurs d’une société responsable de son cadre de vie.

Point de vue Beaucaire

point de vue beaucaire
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Elaboration de courtes chroniques vidéo (10 minutes) par des adolescentes.

L'oeil ne se voit pas lui-même sans un instrument réfléchissant. Observer l'oeil vivant de quelqu'un d'autre, cela ne va pas non plus. Car l'autre se sachant vu, change de regard, et le sien change le mien. Pour que l'oeil se voit, il faut fabriquer une image  Le point de vue devient son propre objet.

La pratique de la vidéo/ photo est appréhendée comme manière de voir, de penser et d'entrer en dialogue. Elle mettra en oeuvre l'apprentissage d'une rhétorique et une lecture de l'image.
Objectifs :
La défense et la prise de conscience par les jeunes du patrimoine culturel en tant que facteur déterminant de la « citoyenneté ».
Une lecture de la ville et des événements qui ont déterminé son développement. Mettre en question ses défauts et découvrir ses qualités.
Le plaisir d’être avec l’autre.
La fierté d’être capable d’agir selon un savoir-vivre urbain, de reconnaître les codes qui régissent la vie en milieu urbain.

Canon Canal qui traverse Beaucaire

Objectifs
Le projet vise à requalifier la ville contemporaine de Beaucaire par une nouvelle promenade verte, qui réintègre la traversée Nord-Sud du canal d'irrigation, actuellement enclavé et auquel l'urbanisation des années 50-70 avait tourné le dos.
Ce canal et le milieu végétal qui le borde constituent un potentiel remarquable que la ville et ses habitants pourraient ainsi se réapproprier et qui serait mis en valeur en le rendant à la déambulation, à une expérimentation sensible et émotionnelle.
Démarche
L'approche veut être contextuelle, articuler l'intervention au territoire.
Elle accorde de l'importance à la lecture des lieux et à leur expérimentation concrète, pour en découvrir les caractères et les potentialités, les traces produites par l'histoire et révéler ainsi les éléments générateurs d'un projet qui s'inscrira dans la continuité mais en conférant à l'existant une qualité et un sens revivifiés.

La démarche privilégie la modestie, la simplicité, la limite des moyens, mais avec la conscience qu'une petite chose peut avoir un grand effet, peut participer à une ambition plus large, que le local est en relation avec le global, qu'un détail peut être confronté au territoire_ ..

La stratégie d'intervention se fonde sur la recherche de moyens adaptés, sur la pertinence du propos, mais avec un esprit ouvert aux outils et méthodes d'autres disciplines, une curiosité pour d'autres approches, susceptibles d'enrichir la gamme des moyens, d'élargir le champ de réflexion.
I1 importe aujourd'hui de créer des synergies en associant, en reliant ce qui a été produit par des logiques séparées.


Illustration de "Nahn" et "Migraine"

Illustration de Bernadette Kluyskens d'après deux nouvelles extraites du recueil "Bord de doute"  écrit par Vincent Litt.
A présent , 4 cartes postales sont imprimées. Un projet d'édition s'élabore...


Chemin de traverse La Salle


Autoportraits atelier Bernadette Kluyskens


« La relation entre le monde et sa figuration est un jeu de retournements, d’allers et retours du réel à son image. La fenêtre du tableau puis la photographie ont délimité un cadre à l’intérieur de quoi il se construit. Les média actuels modèlent l’idée de l’espace à travers des points de vues que l’on dit « virtuels ». Edmond Couchot « De la photographie à la réalité virtuelle »

Rien à voir atelier Bernadette Kluyskens



entretien avec Georges Didi-Huberman
« s’inquiéter devant chaque image »
On ne sait pas ce que peut une image. Certaines rendent complètement idiots, d’autres semblent éveiller à la vie de l’esprit, laissant passer comme un souffle qui meut la pensée et l’oblige à en interroger les puissances de lumière et de trouble. Certaines encore consolent en permettant de s’y reconnaître, mais d’autres saisissent d’effroi, obligent à détourner le regard et à parler d’autre chose. Parfois ce sont les mêmes images qui remplissent ces fonctions à tour de rôle, selon les moments, selon aussi celui qui sait ou non les regarder. Apparaît alors bien vaine toute posture qui prétend connaître a priori la vérité universelle de l’image, en dénoncer le simulacre, la transgression, la capture, l’enfermement narcissique, ou en louer l’incarnation, la beauté, le sublime, la valeur justificatrice de l’existence, le nœud vital du réel et du symbolique, écrasant dans chaque cas la singularité de chaque image sous le savoir pré-donné. Il est tentant alors d’affirmer, à l’inverse, qu’il n’y a pas d’image en général (seulement des sculptures, des peintures, des films, des photographies, des images mentales, chacune relevant de sa propre explication...) : position ascétique, mais frustrante, dès lors que nous vivons dans une civilisation où les cloisonnements entre les registres d’images, ou entre ceux-ci et le discours, sont de plus en plus artificiels. A quoi bon l’histoire de l’art si elle nous apprend pas aussi (d’abord ?) à voir le réel d’aujourd’hui, à en lire les images comme à se laisser saisir par ce qui, en elles, passe notre pouvoir de voir et de lire ?
Mathieu Potte-Bonneville & Pierre Zaoui